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Le rêve du monde d’après à la nostalgie du monde d’avant

Le rêve du monde d’après à la nostalgie du monde d’avant

Dessin AC

Dessin AC

Le rêve du monde d’après à la nostalgie du monde d’avant

Face à la crise sanitaire, « le jour d’après » se fait toujours attendre. À l’espoir s’est substitué un certain fatalisme, voire une angoisse sourde et diffuse.

Le premier confinement avait laissé subsister l’espoir d’un sursaut après le chaos. Nous pouvions encore rêver de retrouvailles avec la liberté. Et même imaginer que la crise permettrait la naissance d’un avenir meilleur. « Le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant », promettait le président de la République lors de son allocution du 16 mars 2020. 

Neuf mois plus tard, « le jour d’après » se fait toujours attendre. Toute illusion s’est dissipée et à l’espoir s’est substitué un certain fatalisme, voire une angoisse pour certains. Celle de la crise économique, bien sûr, mais aussi celle de perdre notre art de vivre et notre liberté.

Le monde d’après, pourrait être le monde de la survie, du chacun pour soi... Les dégraissages (qui ont d’ailleurs commencés) vont devenir massifs dans certains secteurs au prétexte de la crise .. La tranche des actifs de plus de 50 ans est la plus menacée, ce qui mettra en péril beaucoup de familles dont les enfants dépendent encore des parents. La précarité va régner en maître et politiquement nous risquons de vivre une expérience populiste avec de violents soubresauts sociaux et (cerise sur le gâteau) une crise financière importante. Puis, dans quelques années, les choses se calmeront et à la crise aigüe succédera la sédation sociale généralisée avec l'instauration du RSA à vie fusionné avec l'indemnité de logement et rebaptisé « revenu universel », et l'abonnement internet gratuit et illimité. Au final les pauvres chez nous seront plus pauvres, au bénéfice notamment des pauvres des pays émergents, la classe moyenne des anciens pays riches sera laminée et les riches seront devenus plus riches, partout dans le monde. C'était déjà, avant même la Covid, La crise n'aura fait qu'accélérer le processus...

Dans ce climat incertain, tout renforce l’inquiétude : les médecins, qui promeuvent désormais le maintien du port du masque et des mesures de distanciation sociale après la vaccination pour éviter les épidémies de grippe et de gastro. Les écolos, qui désirent que les avions restent définitivement cloués au sol. La pérennisation du télétravail par les géants du numérique souhaitant « offrir à chaque individu le maximum de flexibilité » est préoccupante. 

Un constat : près de la moitié des Français ne se sentent pas appartenir à la communauté nationale, ni à aucune autre communauté de langue, de religion, de valeurs… Nul doute que le prolongement des restrictions sanitaires devrait accélérer ce processus de désintégration et d’atomisation. Une chose est sûre : le « monde d’après » ne ressemblera évidemment pas au « monde d’avant ». Et ce d’autant plus que la date de fin de crise est inconnue, crise que l’actuel pouvoir peut avoir intérêt à faire durer au moins jusqu’aux élections.

Le moment de vérité sera probablement à la fin de l'été, quand la vaccination sera pratiquement terminée. Si les pouvoirs publics et leurs gourous refont le coup des variants, de nouvelles vagues et de confinements ou autres restrictions, je pressens une révolte de la population jeune et ou active, et pas qu'en France.
On commence aussi à constater les prémices de conflits de générations, les jeunes refusant de sacrifier leur jeunesse pour le confort des baby-boomers dont ils paient la retraite…On verra bien …

Si certaines mesures prises répondaient à des nécessités sanitaires, les bouleversements sociaux qu’elles pourraient engendrer sont vertigineux. 

En fait si les Français ne rêvent plus du monde d’après, ils voudraient revenir, de toutes leurs forces, au monde d’avant. Gardons quand même espoir !