Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Infos Sud Lub
Infos Sud Lub
Menu
LA TOUR D'AIGUES  :  Les pesticides en question

LA TOUR D'AIGUES : Les pesticides en question

Photo Mariane Domeizel

Photo Mariane Domeizel

Vendredi dernier, au château, une cinquantaine de personnes étaient présentes à la conférence donnée par Mariane Domeizel, Vice-Présidente déléguée au développement Durable à Aix-Marseille Universté sur le thème  « Notre société peut-elle se passer des pesticides ? ».

 Malgré deux plans Ecophyto depuis 2008, la France utilise toujours les pesticides sans modération. Un triste bilan dix ans après le Grenelle de l’environnement, dont l’un des objectifs portait sur la réduction de 50 % de l’usage des… pesticides d’ici 2018. 2018, nous y sommes, et l’indicateur Nodu (nombre de doses unités), mesurant l’utilisation de produits phytosanitaires dans l’agriculture, affiche une tendance à la hausse entre 2014 et 2016 (+12 %).

Pour l’instant, l’heure est plutôt au recul. En novembre dernier, peu après que l’Union Européenne ait renouvelé la licence du très controversé glyphosate pour cinq ans, le président Emmanuel Macron promettait son « interdiction en France […] au plus tard dans trois ans ». Une phrase restée pour l'instant sans effet  car  aucun engagement de ce type ne figurait dans le projet de loi Agriculture et alimentation examiné en mai par les députés. Le texte contenait néanmoins quelques mesures pour réduire les pesticides, mesures qui  relevaient surtout de l’ordre commercial (interdiction de remises, encadrement de la publicité…).....

Après avoir présenté un rapide historique des pesticides et le contexte national et international, Mariane Domeizel a tenté de répondre en présentant plusieurs alternatives possibles : agriculture durable, agriculture de proximité, agriculture bio, permaculture. Autant de solutions possibles dans une société en pleine évolution. Elle a insisté sur l’importance de changer de modèle agricole et de proposer aux agriculteurs un contrat social leur redonnant  leur place dans l’écosystème . Néanmoins, on peut penser que  sans une implication plus forte des pouvoirs publics, les agriculteurs risquent de ne pas arriver à changer leurs usages . Alain CARLE.